17e journées doctorant·e·s et jeunes chercheur·euse·s de la Société d’Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SEAA 17-18) et de la Société Française d’Étude du Dix-huitième siècle (SFEDS), avec le soutien de la Société d’Étude du XVIIe Siècle, et en partenariat et avec l’appui de l’Équipe de Recherche Interdisciplinaire sur les Aires Culturelles (ERIAC-UR 4705), du Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (CÉRÉdI-UR 3229), et du Groupe de Recherche d’Histoire (GRHis-UR 3831).
Jeudi 25 septembre
Salle de conférences de la Maison de l’université
9h00 — Accueil des participant·e·s
9h30 — Ouverture & Introduction, par Claire Gheeraert-Graffeuille, Carine Lounissi & Floriane Daguisé (Université de Rouen Normandie), Pierre Lurbe (président de la SEEA 17-18) et Alice de Nanteuil (Université de Rouen Normandie) & Alice Marion-Ferrand (Université de Montpellier Paul-Valéry)
Vanille Reintjes (Université de Strasbourg), « La laideur orientale dans The Faerie Queene d’Edmund Spenser : effondrement d’un imaginaire poétique et exotique »
Lauriane Cherki (Sorbonne Université), « Relégation des individus et hiérarchisation des territoires : l’empire britannique au prisme de la déportation pénale en Amérique du Nord au XVIIIe siècle »
Jean-Antoine Engel (Université Sorbonne Nouvelle), « L’éducation anglaise de Stanihurst dans le Foras Feasa ar Éirinn de Geoffrey Keating (c. 1634) »
Louis Pichot (Nantes Université), « Edinburgh from Margin to Center: Anxiety of Peripherisation and the Struggle for Intellectual Recognition (1745-1765) »
12h30 — Déjeuner (Restaurant La Terrasse)
Salle des thèses de l’IRIHS
14h00 — Panel 3 : Pouvoir et contre-pouvoir : marginalité et centralité féminines
Mathilde Alazraki (Université Sorbonne Nouvelle), « La place du harem musulman dans la diplomatie anglaise en Orient : d’acteur marginal à lieu d’échanges central »
Jeanne Baudon (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis), « Dans l’ombre des affaires publiques. Les femmes et la politique à travers la correspondance révolutionnaire aux États-Unis (1775-1783) »
Orlane Drux (Université de Rouen Normandie), « L’éloignement éducatif : les expressions et représentations d’une pédagogie de l’affranchissement ou l’émergence d’un contre-pouvoir féminin dans les écrits de Mary Wollstonecraft et Mary Pilkington »
15h30 — Pause café
15h45 — Panel 4 : Autorité et notoriété : le(s) genre(s) en question
Nolwenn Pamart (Université de Rouen Normandie & Université de Montréal), « Ninon de Lenclos ou la fabrique d’une femme illustre : circulation et traduction des éditions entre 1750 et 1790 »
Mathilde-Éléonore Duhot-Dacquin (Université de Lille & Universität Duisburg-Essen), « “How Can We Know What Comedy Shou’d Be”: Dramatic Genre as Constraint and Opportunity in the Careers of Siddons and Jordan »
16h45 — Pause café
17h00 — Table ronde méthodologique : le post-doctorat
Mathilde Mougin (Université de Lyon, Université Libre De Bruxelles & Université de Liège)
18h00 — Réunion du Collège des doctorant·e·s de la SEAA et de la SFEDS
20h00 — Diner de colloque (Brasserie Paul)
Vendredi 26 septembre
Atelier de la Maison de l’université
9h00 — Petit-déjeuner des doctorant.e.s
Salle de conférences de la Maison de l’université
10h00 — Panel 5 : Religion et domination : centralisation ou marginalisation spirituelles
Lucien Grillet (Université de Rouen Normandie), « John Livingstone (1603-1672) et la communauté presbytérienne écossaise, des marges au centre du jeu politique dans la première moitié du XVIIe siècle »
Claire Schiano-Locurcio (Aix-Marseille Université), « “Exiled pilgrims & true strangers” : l’exil des religieuses anglaises de l’ordre de sainte Claire à l’époque moderne »
Maïann Stachnik (Sorbonne Université), « Raconter une expérience de conversion marginale : la vie d’un jeune serviteur autochtone christianisé de Martha’s Vineyard »
11h30 — Pause café
11h45 — Panel 6 : Liberté et contrôle : politique du divertissement
Amélie Briard (Université de Rouen Normandie), « La parole du fou au service du pouvoir : enjeux politiques et dramaturgiques du personnage de Moron dans La Princesse d’Élide de Molière »
Félix Brêteau & Pierre-Alexandre Delorme (Université de Caen Normandie), « Policer Caen en période de carnaval : contrôler le centre-ville, disperser la fête »
12h45 — Pause déjeuner (Restaurant La Terrasse)
14h15 — Panel 7 : Normes et canons : théâtre, l’envers du décor
Méline Dumot (Université Clermont-Auvergne), « Henry VIII : une pièce shakespearienne marginalisée ? »
Federico Siragusa (Université de Rouen Normandie & Université de Montréal), « Théâtre et marginalisation au XVIIe siècle : le cas de Denis Clerselier de Nanteuil, le Molière des marges »
15h15 — Conclusion
16h00 — Visite guidée de Rouen
Comité d’organisation
Claire Gheeraert-Graffeuille (Université de Rouen Normandie, ERIAC)
Carine Lounissi (Université de Rouen Normandie, ERIAC)
Floriane Daguisé (Université de Rouen Normandie, CÉRÉdI)
Alice de Nanteuil (Université de Rouen Normandie, ERIAC)
Amélie Briard (Université de Rouen Normandie, CÉRÉdI)
Orlane Drux (Université de Rouen Normandie, CÉRÉdI)
Lucien Grillet (Université de Rouen Normandie, GRHis)
Alice Marion-Ferrand (Université de Montpellier Paul-Valéry, IRCL)
Comité scientifique
Sylvaine Bataille (Université de Rouen Normandie, ERIAC)
Marc Martinez (Université de Rouen Normandie, ERIAC)
Christopher Hamel (Université de Rouen Normandie, ERIAC)
Tony Gheeraert (Université de Rouen Normandie, CÉRÉdI)
Laurence Macé (Université de Rouen Normandie, CÉRÉdI)
Stéphane Haffemayer (Université de Rouen Normandie, GRHis)
Faire un doctorat, ce n’est pas seulement poursuivre ses recherches en vue de produire une thèse. C’est aussi se former aux diverses tâches qui reviennent aux universitaires, surtout si on se destine à une carrière de recherche.
Faire une recension (book review, en anglais) consiste à rédiger un compte-rendu d’ouvrage scientifique dans une perspective critique. La recension offre une vue synthétique des contenus et situe l’objet de la recension dans un champ disciplinaire et critique. On se fait donc temporairement critique culinaire pour le monde académique, mais sans fourchette.
Avant
Il se peut qu’une revue sollicite directement des personnes pour écrire une recension, qu’un appel circule sur les listes de votre institution, ou que vous répondiez à un appel à recensions diffusé par une revue. Choisissez des ouvrages qui se rapprochent au maximum de votre recherche afin que le travail de recension serve à vos propres travaux (et que vous ayez un peu de légitimité à écrire la chose).
Si nécessaire, quelques recherches préliminaires peuvent aider à comprendre qui a écrit le livre, pourquoi, dans quel contexte (politique, social, historique, historiographique…), en réponse à quels questionnements scientifiques, etc.
Pendant
Crayon en main, une première lecture permet de baliser les concepts clefs, d’identifier la démarche et la structure du texte, et de relever d’éventuelles citations intéressantes ou représentatives. Il est essentiel de prendre des notes synthétiques parce que la recension elle-même sera normalement assez courte.
Livre annoté et fichage sur Word (crédit: Louise McCarthy)
L’on peut s’appuyer sur sa propre connaissance de la littérature existante dans le domaine pour éclairer sa lecture et nourrir sa recension. Pour une recension de Cartographie radicale (Paris : La Découverte, 2021) de Nepthys Zwer et Philippe Rekacewicz, par exemple, l’on doit garder à l’esprit des notions, approches et traditions comme le tournant textuel en histoire de la cartographie, le développement de la cartographie critique dans les années 1980, l’apport de John Brian Harley au renouvellement de la discipline, etc. Tout ceci permet de situer l’ouvrage dans un écosystème scientifique plus large.
Une fois votre lecture (et relecture) faite, rassemblez ce qui vous paraît essentiel, construisez un résumé argumenté et critique de l’ouvrage. Votre langue doit être claire et rigoureuse. Adoptez idéalement une posture bienveillante, humble et honnête à l’égard de l’ouvrage recensé.
Et après?
Dissection à la loupe (crédit: Teslariu Mihai sur Unsplash)
N’hésitez-pas à soumettre votre texte à votre directeur ou directrice pour une relecture rapide avant l’envoi au contact indiqué par la revue. Si vous rencontrez des difficultés à synthétiser harmonieusement un ouvrage collectif ou une revue à contributions multiples, inspirez-vous d’autres modèles et faites-vous conseiller par des personnes plus expérimentées.
La recension sera normalement publiée dans une section dédiée de la revue. Il y a généralement une cohérence disciplinaire, thématique et/ou critique entre la revue où paraît la recension et l’objet de cette dernière.
Pas besoin de se casser la tête à trouver un titre accrocheur: le titre de la recension correspondra au titre de l’ouvrage recensé, avec le nom de l’auteur ou de l’autrice. Votre nom figurera à côté ou en fin de recension, en tant qu’auteur ou autrice de cette recension.
Pourquoi faire une recension quand on est en thèse?
La recension est un exercice stimulant qui invite à explorer un article ou ouvrage en profondeur tout en y portant un regard critique. Elle n’est a priori pas trop coûteuse en termes de temps (contrairement à un article ou une communication). Elle permet aussi de diversifier ses compétences en tant que jeune chercheur/chercheuse, d’ajouter une ligne de publication à son CV, et (on ne va pas se mentir !) de se donner un peu de visibilité. Et ça peut être l’occasion d’obtenir un ouvrage scientifique gratuitement…
Ressources
Il existe des normes plus ou moins universelles pour lesquelles on peut se référer à des recensions qu’on a soi-même lues ailleurs, ou à des pages web dédiées contenant des conseils et consignes d’écriture. Les revues auront aussi leurs propres règles et procédures qu’il conviendra de suivre scrupuleusement.
“L’Atlantique Nord en révolution : transferts, représentations et mémoires, aux XVIIe et XVIIIe siècles”
Les Journées Doctorants et Jeunes Chercheurs 2023 aborderont les questions de transferts, de représentations et de mémoires, dans un contexte de révolutions aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans l’espace atlantique nord. La Grande-Bretagne, la France et leurs colonies atlantiques dans les espaces nord-américains et caribéens furent ébranlées par des révoltes, des rébellions et des épisodes révolutionnaires. Ces bouleversements ont engendré des représentations multiples, dans les champs sociaux, politiques, religieux et artistiques. La révolution est protéiforme. Son sens évolue selon les acteurs et les époques, de la révolution copernicienne à l’idée radicale de la tabula rasa. Nous nous intéressons au temps long de la révolution, aux réactions en chaîne qui secouent les sociétés atlantiques de l’époque moderne en donnant un sens nouveau au mot de liberté. Les révolutions de la fin du XVIIIe siècle trouvent-elles leur origine dans les révoltes parlementaires des années 1640 ? Dans la dissidence religieuse ? Quel rôle les Lumières jouent-elles dans cette transition ? Nous encourageons les communicant.e.s à aborder les questions sémantiques, en travaillant les distinctions entre révolte, rébellion, événement révolutionnaire et révolution ainsi que leurs intéractions.
Nous nous interrogerons notamment sur les influences et les transferts, qu’ils soient littéraires, philosophiques, diplomatiques, artistiques et militaires, entre les différents territoires. À la faveur des réseaux, les échanges transatlantiques ont donné lieu à une circulation des biens, des personnes et des savoirs qui ont contribué à renverser les ordres établis et à accoucher de mouvements révolutionnaires. De John Locke à Thomas Paine en passant par Richard Price et Jean-Jacques Rousseau, comment les idées radicales se diffusent-elles de part et d’autre de l’Atlantique ? La question de la représentation est également au cœur de nombreuses revendications révolutionnaires, mettant en crise les monarchies modernes. Nous entendons la représentation dans un sens large : de la représentation parlementaire (virtuelle ou non) à la représentation de soi et de son groupe. Celle-ci peut être identitaire, donnant une légitimité aux populations qui prennent part aux contestations et choisissent un camp, sans oublier celui de la neutralité. Par-delà les représentations triomphantes qui saturent la littérature et les beaux-arts, on s’intéressera aussi aux discours des perdants, des déçus et des exilés de la révolution, qu’ils soient contre-révolutionnaires ou appartiennent aux groupes lésés, tels que les femmes et les esclaves.
Rétrospectivement, une révolution apparaît tantôt comme une expérience fondatrice, tantôt comme la fin d’un monde; comme un processus tantôt souhaitable, tantôt néfaste. Comment le regard rétrospectif et subjectif sur l’expérience vécue contribue-t-il à construire une mémoire multiple de la révolution dans le long dix-huitième siècle ? Comment le souvenir des révolutions et des mouvements contestataires passés nourrit-il les révolutions modernes ? La célébration de figures et d’événements symboliques contribue aussi bien à créer, qu’à entretenir et à institutionnaliser une mémoire révolutionnaire. Cette mémoire peut être précoce et collective, comme lors de la Fête de la Fédération qui commémore la prise de la Bastille dès 1790, ou bien tardive et privée, comme les mémoires de Toussaint Louverture, publiés de façon posthume en 1853.
Modalités de participation
Les participant.es sont invité.es à réfléchir, entre autres, aux thèmes suivants:
Despotisme ; représentation politique ; liberté ; citoyenneté ;
Hérésie ; tolérance ; dissidence ;
Minorités ; femmes ; esclaves ; Amérindiens ; centre et périphéries ;
Identité ; patriotisme ; nationalisme ;
Appropriations ; réappropriations ;
Révolutions artistiques, technologiques et épistémologiques ;
Sources et genres littéraires : pamphlets, théâtre, essais philosophiques, littérature de voyage, correspondance, presse, roman etc.
Commerce ; protectionnisme ; libéralisme ;
Commémorations ; lieux de mémoire ; mémoire privée et mémoire collective ; toponymie;
Continuité ; discontinuité.
Ces journées, destinées aux doctorant.e.s et aux jeunes chercheur.se.s, se tiendront en présentiel les 22 et 23 septembre 2023 dans l’amphithéâtre MR 002 de la Maison de la Recherche à l’université Paris 8, campus de Saint-Denis. Les communicant.e.s à l’étranger sélectionné.e.s qui ne pourront pas se déplacer à Paris auront exceptionnellement l’opportunité de faire une présentation en ligne lors de ces journées. Les propositions de communication, en français ou en anglais, d’une longueur de 250 mots ainsi qu’une courte bio-bibliographie (5 à 10 lignes) sont à adresser avant le lundi 3 avril 2023 à : jdjc23.seaa1718@gmail.com. Une réponse sera envoyée à toutes les propositions la semaine du 2 mai 2023.
Participation sujette à inscription préalable. Contact: Inès Et-taoui.
Pour plus d’information, voir les sites suivants / For further information about the conference, please visit the following websites: http://1718.fr ; https://search.unistra.fr
Programme
Ven. / Fri. 13.01.2023
8h30: Accueil / Coffee
9h Discours de bienvenue / Welcome speech
Chair: Ghislain Potriquet
9h15-9h40 Pierre-François PEIRANO (MCF, université de Toulon). “De la Pastorale à la wilderness : conception et révélation du territoire nord-américain par les membres de l’expédition Lewis et Clark”
9h50-10h15 Juliette TRAN (Doctorante, université de Paris VIII), “La construction littéraire du Kentucky (1784-1793)”
10h25-10h50 Dan MILLS (Chercheur indépendant, Georgia, USA) “Linguistic Colonization through Print and Translation: John Eliot’s Algonquin Bible and Writings on the Algonquin Language”
11h Pause / Coffee Break.
Chair: Rémi Vuillemin
11h20-11h45 Jean-Louis CLARET (MCF-HDR, université d’Aix-Marseille), “‘You’re much deceived’ : quelques paysages invisibles dans le théâtre de Shakespeare”
11h55-12h20 Pascale DROUET (PR, université de Poitiers), “L’ici et l’ailleurs : les paysages d’Hamlet”
Keynote Speaker: Lianne HABINEK (PR, Massachusetts Institute of Technology, USA), “How to change the world with paper: Mapping and making knowledge in early modernity”
14h-30-15h45 Table ronde / Round Table SEAA XVII-XVIII / SHARP “Book History and Early Modern Studies: A Conversation”: Nathalie COLLE (MCF HDR, Université de Lorraine), Aurélie GRIFFIN (MCF, Sorbonne Nouvelle), Liane HABINEK (PR, MIT / Université de Strasbourg Institut d’Études Avancées), Rémi VUILLEMIN (MCF, Université de Strasbourg), Will SLAUTER (PR, Sorbonne Université)
15h45-16h Pause / Coffee break
16h General Assembly / Assemblée générale de la Société d’Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles. Remise du prix du Master 2023.
18h45 Cocktail.
20h Dîner / Dinner. Restaurant Maison Kammerzell (16 place de la cathédrale).
Sam. / Sat. 14.01.2023
8h45 Accueil / Coffee
Chair: Emilie Jehl
9h15-9h40 Anna Maria CIMITILE (PR, université L’Orientale, Naples, Italie), “Bookscapes, or the peregrinations of the book (as object, text, ideas)”
9h50-10h15 Monica MATEI-CHESNOIU (PR, université Ovidius, Constanta, Roumanie), “Shifting Geographies and Literary Space in Pierre d’Avity’s The Estates, Empires, & Principallities of the World (1615)”
10h25 Pause / Coffee Break.
Chair: Hélène Ibata
10h45-11h10 Pierre LE DUFF (Doctorant, université de Strasbourg), “‘Walke on in Hope’: George Wither’s A Collection of Emblemes (1635) and the book as an intellectual and spiritual pilgrimage”
11h20-11h45 Fabrice SCHULTZ (PRAG, université de Haute-Alsace), “‘The Hollow Deep of Hell’: infernal landscapes in Richard Crashaw’s ‘Sospetto d’Herode’ and John Milton’s Paradise Lost”
12h00 Lunch / Buffet. Bookclub
Chair: Anne Bandry
13h15-13h40 Ruth MENZIES (MCF, université d’Aix-Marseille), “Laputa, Lindalino and ‘low contemptible Understanding’: distant lands and the land in Swift’s ‘Voyage to Laputa’”
13h50-14h15 Hélène IBATA (PR, université de Strasbourg), “‘Very curious and romantick Views’: Cook’s Antarctic explorations through text and image”
14h25 Pause / Coffee Break.
Chair: Yann Tholoniat
14h45-15h10 Nathalie ZIMPFER (Docteur en littérature anglaise, chercheuse indépendante), “Topiques du féminisme chez Mary Wollstonecraft”
15h20-15h45 Félix DUPERRIER (Doctorant, université de Paris VII), “Wordsworth’s defence of ‘common-places’ in the Essays upon Epitaphs”
16h. Fin du colloque / Conference ends.
17h Visite guidée de la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg / Guided tour of the National and University Library of Strasbourg (6 place de la République).
Thomas Browne, Hydriotaphia, urn-burial, or, A discours of the sepulchral urns lately found in Norfolk (London, 1669)
This day explores the form and fabric of commemorative writing. It provides a forum to discuss texts of remembrance in the broader context of Early Modern England and recent interest in the materiality of the text. We aim to investigate the social, political and religious work performed by a poetics of memory and grief across material forms. It consists of a postgraduate and early career workshop followed by talks by two leading scholars working in the field to formulate new approaches. Both are open to all.
This event is hosted by the LRS and VALE (Voix Anglophones Littérature et Esthétique Research Group, at Sorbonne Université). It is organised by Emma Bartel (Sorbonne Université) and Eva Lauenstein (Birkbeck). We are kindly supported by a Society for Renaissance Studies Small Conference Grant. For any questions, please contact e.lauenstein@bbk.ac.uk.
Programme
13:30-14:00 Welcome and Introductions
14:00-15:30 Postgraduate and Early Career Work in Progress Presentations and Discussion
15:30-16:00 Tea, Coffee and Biscuit Break
16:00-16:30 Patricia Phillippy (Coventry University), ‘“Soe darke in in the morning”: Remembrance and Climate in Alice Thornton’s Autobiographical Manuscripts’
16:30-17:00 Claire Gheeraert-Graffeuille (Université de Rouen Normandie), ‘Commemorating the Christian martyr and the Civil War hero in Lucy Hutchinson’s Memoirs of the Life of Colonel Hutchinson’
Deuxième partie du colloque international «Richard Hakluyt and the French Connection » (Colloque: “Richard Hakluyt and the French Connection”, Oxford (4 février 2022), fruit du Paris-Oxford Partnership, et soutenu par la Hakluyt Society, le LARCA (Université Paris Cité) ainsi que ERC-TIDE (University of Oxford). La journée doit se tenir à l’Université Paris Cité (13e arr.) de 10h à 16h (10h à 12h pour le public).
Organisation: Dr Emily Stevenson (Oxford, ERC-TIDE) et Louise McCarthy (LARCA, Université Paris Cité)
Il sera possible d’assister à la matinée soit en personne à l’Université Paris Cité (13e arr.), soit virtuellement depuis Zoom. Pour ce faire, et pour de plus amples détails, il suffit de nous écrire à l’adresse ci-dessus, en indiquant si vous nous rejoignez en personne ou en ligne.
Programme
Morning (Université Paris Cité)
10:00-10:15 – Welcome coffee
10:15-10:30 – Opening words
10:30-11:15 – Allan POTOFSKY (Université Paris Cité): “The Urban History and Early Modern Cartography of Paris in the Time of Hakluyt”
11:15-12:00 – Emily STEVENSON (University of Oxford): “Richard Hakluyt’s Continental Networks and the Principal Navigations“
Afternoon (Bibliothèque de l’Arsenal, BnF)
14:30-16:00 – Workshop with 3 documents led by Nadine Férey-Pfalzgraf (BnF) & round table (for participants/pour les conférenciers)
Journées Doctorant.es et Jeunes Chercheur.euses 2022 de la SEAA17-18, en partenariat avec la Société d’étude du XVIIesiècle et la Société Française d’Étude du XVIIIe siècle (SFEDS)
Université de Bretagne Occidentale, Brest – 23-24 septembre 2022
[English version below]
Rationale
L’éducation prend une place centrale dans les îles britanniques et les colonies anglaises d’Amérique au cours du XVIIe siècle, comme en témoignent les écrits de John Milton, John Evelyn, John Eachard ou John Aubrey, ou encore la loi de 1642 de la Massachusetts Bay Colony, toute première loi du Nouveau monde rendant nécessaire l’instruction de la lecture et de l’écriture aux enfants.
Mais l’ouvrage pédagogique le plus emblématique du XVIIe siècle anglais est certainement Some Thoughts Concerning Education(1693) de John Locke. Dans l’épître dédicatoire qui l’introduit, le célèbre penseur anglais fait en ces termes la promotion de son manuel :
The well educating of their children is so much the duty and concern of parents, and the welfare and prosperity of the nation so much depends on it, that I would have every one lay it seriously to heart; and […] set his helping hand to promote every where that way of training up youth, with regard to their several conditions, which is the easiest, shortest, and likeliest to produce virtuous, useful, and able men in their distinct callings ; tho’ that most to be taken care of is the gentleman’s calling. For if those of that rank are by their education once set right, they will quickly bring all the rest into order.
L’ouvrage, qui connut une large diffusion en Grande-Bretagne comme en France tout au long du XVIIIe siècle, a pour objectif premier de former les parents-éducateurs aux grands principes d’une éducation bienveillante, rationnelle et structurée des enfants, pouvant permettre à ces derniers de cultiver vertu et connaissances, savoir-être et savoir-faire. La finalité de l’action éducative, telle qu’envisagée par Locke, consiste en l’émergence et l’émancipation du sujet éduqué en tant que personne, dans ses dimensions sociale, morale, physique, mais aussi, et surtout, dans ses dimensions civique et citoyenne, l’être en devenir ayant pour mission d’assurer « le bien-être et la prospérité de la nation ». Ce court passage soulève néanmoins quelques interrogations fondamentales : si le propos se veut d’abord générique et inclusif, il y est notamment question de l’éducation des garçons et des jeunes hommes – des jeunes gentilshommes, qui plus est. Quelle place accordait-on, en revanche, à l’éducation des filles à l’époque ? Formait-on filles et garçons de la même façon ? Quelle place tenait l’éducation au sein de familles issues de sphères sociales et économiques moins aisées ?
Ces Journées Doctorant.es et Jeunes Chercheur.euses se proposent d’examiner les façons dont se sont construites les théories pédagogiques et les pratiques éducatives au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, en France, dans les îles britanniques et en Amérique. Les trois axes sémantiques suggérés – former, éduquer, instruire – visent à croiser les approches sur la problématique de la transmission du savoir ; bien qu’étant dissociables, les trois termes, on le voit, sont liés par un socle commun qui établit la relation entre l’apprenant et l’instructeur, mais aussi entre l’apprenant et l’objet de son apprentissage.
Former, tout d’abord, c’est « façonner », « fabriquer, donner à quelque chose une certaine forme » (CNRTL). Comment fabrique-t-on la jeunesse ? Comment lui donne-t-on naissance, une deuxième naissance en quelque sorte pour qu’elle prenne sa bonne place dans la société ? On peut même aller jusqu’à parler du moule, du façonnage et de la malléabilité des jeunes esprits que l’on souhaite voir adopter des comportements prescrits. Quelle place accordait-on à la bonne conduite en société dans la formation des jeunes gens ? Quelle évolution les manuels de bonne conduite ont-ils connue au cours des deux siècles auxquels nous nous intéresserons ?
« On façonne les plantes par la culture, et les hommes par l’éducation […] Cette éducation nous vient de la nature, ou des hommes ou des choses. » nous dit Rousseau dans l’Émile. Si former évoque la reproduction d’un schéma, d’un fonctionnement, d’un système, éduquer suggère l’entraînement, l’étude, le développement et l’épanouissement personnel. L’apprenant est au cœur de la notion d’éducation, champ vaste qui a trait à tous les aspects de la vie, des connaissances pratiques ou théoriques aux bonnes manières.
Instruire, enfin, c’est « former l’esprit », mais aussi, plus spécifiquement, « communiquer un ensemble de connaissances théoriques ou pratiques » (CNRTL). On voit là que ce dernier terme se rapporte davantage au rôle de l’enseignant, du pédagogue et de sa méthode. Qu’en est-il aussi de l’auto-instruction et des moyens qui sont donnés aux apprenants pour s’instruire et se former?
Former, éduquer et instruire éducateurs et élèves, maîtres et apprentis, parents et enfants, voilà donc le programme auquel se sont consacrés de nombreux philosophes, pédagogues, hommes politiques ou d’Église et littérateurs au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, en Europe et en Amérique. Pourquoi la question de l’éducation et de la formation de la jeunesse, mais aussi des éducateurs devient-elle un enjeu si majeur à cette époque ? Comment y transmet-on les savoirs, comment les acquiert-on à travers ces époques qui ont vu de si grands changements ? Quelles ont été les évolutions dans la formation, l’éducation, l’instruction entre le XVIIe et le XVIIIe siècles ? Peut-on parler de révolution ?
Les domaines touchés par ces questions sont nombreux : sociologie, philosophie, littérature, religion, politique, vie privée et vie publique sont autant de « lieux » où l’on pense, formule, questionne la fabrication de la jeunesse. Quelle a été notamment l’influence des penseurs en France, outre-manche, outre-atlantique – Rousseau, Voltaire, Locke, bien sûr, Godwin ou Fénelon par exemple ? Quel rôle ont joué les femmes érudites – Margaret Cavendish, Mary Astell, Mary Wollstonecraft – dans la lutte pour le droit à l’éducation des jeunes filles? Quel rapport le religieux a-t-il entretenu avec l’instruction aux XVIIe et XVIIIe siècles ? Qu’en-est-il de l’intention édifiante de la littérature et de l’idéal poétique horacien du « dulce et utile » auquel tendaient des romanciers comme Daniel Defoe, Samuel Richardson ou Henry Fielding ?
Modalités de participation
Les participant.es sont invité.es à réfléchir, entre autres, aux thèmes suivants:
– place accordée à l’éducation des filles et / ou des garçons ; éducation mixte ; discours proto-féministes et promotion de l’éducation des femmes
– écrits pédagogiques (secrétaires, manuels de bonne conduite) et/ ou littéraires (romans didactiques, bildungsroman)
– formation professionnelle et apprentissage des métiers
– discours théorique et pratique scientifique
– discours religieux ; transmissions religieuses et sécularisation
– instruction et propagande
– développement culturel au cours des XVIIe et XVIIIe siècles; exposition des enfants et jeunes à la culture (théâtre, musique, littérature, peinture, circulating libraries)
– sphères sociales et accès au savoir, à l’éducation et à la culture
Les propositions de communication, en français ou en anglais, d’une longueur de 300 à 500 mots, ainsi qu’une courte bio-bibliographie, doivent être adressées à l’adresse suivante: jdjc.seaa1718@gmail.com, avant le 15 mai 2022.
Les notifications d’acceptation seront envoyées aux participants autour du 15 juin 2022.
Les Journées Doctorant.es et Jeunes Chercheur.euses se dérouleront les 23 et 24 septembre 2022 à la Faculté Victor Segalen de l’Université de Bretagne Occidentale à Brest.
La durée des interventions ne devra pas excéder 20 minutes. Une publication des actes du colloque dans le carnet de recherche des doctorant.es de la SEAA 17-18 est envisagée. Des précisions sur ce point viendront par la suite.
Comité scientifique
Camille Jaouen (doctorante)
Adnana Sava (doctorante)
Alain Kerhervé (Professeur, SEAA1718)
Marie Cécile Schang (Maître de conférences, SFEDS)
Pascale Thouvenin (Professeur, Société d’Étude du XVIIe siècle)
Kimberley Page-Jones (Maître de conférences, SERA)
[English version]
Rationale
Throughout the 17th century, education took up an increasingly central place in the British Isles and in the American colonies. The subject of many works by authors such as John Milton, John Evelyn, John Eachard or John Aubrey, education also came to be seen as a political issue in America and as early as 1642 the Massachusetts Bay Colony passed the first law in the New World requiring children to be taught to read and write.
But the most emblematic work about education in the 17th century is beyond a doubt John Locke’s Some Thoughts Concerning Education (1693). In the dedicatory epistle introducing it, the celebrated English thinker advertises his manual as follows:
The well educating of their children is so much the duty and concern of parents, and the welfare and prosperity of the nation so much depends on it, that I would have every one lay it seriously to heart; and […] set his helping hand to promote everywhere that way of training up youth, with regard to their several conditions, which is the easiest, shortest, and likeliest to produce virtuous, useful, and able men in their distinct callings ; tho’ that most to be taken care of is the gentleman’s calling. For if those of that rank are by their education once set right, they will quickly bring all the rest into order.
The manual – a popular choice both in Britain and in France throughout the 18th century – is aimed at forming the parents-educators to the great principles of a benevolent, rational and structured education of their children, allowing the latter to cultivate virtue and knowledge, social skills and know-how. The whole point of education, from Locke’s perspective, consists in enabling the emergence and emancipation of the educated subject as a person, in its social, moral, physical, but above all, civil and civic dimensions, the person in the making being entrusted with a mission to ensure “the welfare and prosperity of the nation”. This short excerpt raises a few fundamental questions: though Locke’s education principles are at first comprehensive and inclusive, the education he favours is nonetheless aimed at boys and young men – at gentlemen in particular. What was the place of girls’ education in the society of the time? Were boys and girls educated the same way? What place did education have in the lower social and economic spheres of the population?
These 2022 Post-Graduate Study Days set out to explore the broad range of the pedagogical theories and educative practices that were developed throughout the 17th and 18th centuries in the British Isles and in America. The three suggested semantic lines – training, educating, instructing – should allow for a cross-referencing of approaches on how knowledge was passed on from one generation to the next, from a teacher to a pupil or from a parent to a child. Though distinguishable from one another, the three terms stem from a same basis which establishes the relation between the learner and the instructor, but also between the learner and the object of his or her apprenticeship.
To train, first of all, means “to shape”, “to make something or give something a specific shape” (translated from CNRTL). How is youth shaped? How is it begotten so as to allow it to take its rightful place in society? One may even venture to speak of a “moulding” or shaping process and evoke the malleability of the young minds one wishes to shape so as to make them adopt the prescribed behaviours. What was the place of socially sanctioned conduct in the training of young people at that time? What evolution have the conduct manuals seen throughout the two centuries that will be the focus of our symposium?
“Plants are shaped by cultivation, and men by education. (…) This education comes to us from nature or from men or from things”, says Rousseau in Emile. If training evokes the reproduction of a pattern, an operation or a system, educating suggests practice, study, development and personal fulfilment. The learner is at the core of the notion of education – a broad concept pertaining to all aspects of life, from practical or theoretical knowledge to proper behaviour and good manners.
Lastly, to instruct means “to form the mind”, but also, more specifically, “to communicate a set of theoretical or practical knowledge” (CNRTL). This last term seems to relate more to the role of the teacher, the instructor and his or her method. But what about self-instruction and the means and resources provided to learners for self-training and independent learning?
Training, educating and instructing educators and students, masters and apprentices, parents and children: these issues became part of the agenda of numerous philosophers, educationalists, politicians, clergymen and men of letters throughout the 17th and 18th centuries, in Europe and North America. Why did the education and training of the youth, but also the training of educators, become such major issues at the time? How was knowledge handed down and spread and how was it acquired at a time that saw such significant changes? What were the major innovations in terms of training, education and instruction between the 17th and 18th centuries? Can this be called a revolution and, if so, in what sense?
A large range of areas are concerned with these questions: sociology, philosophy, literature, religions, politics, public life and the private sphere constitute as many “spaces” involved in the shaping of the youth. How and to what extent have Enlightenment thinkers contributed to the development of education in France, across the Channel, across the Atlantic – Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, John Locke of course, but also William Godwin or Fénelon? What role did women scholars – Margaret Cavendish, Mary Astell, Mary Wollstonecraft – play in the struggle for women’s right to education? What impact did religion have on education during the 17th and 18th centuries? Finally, what can be said of the moral and edifying purpose of literature, and of the Horatian poetic ideal of “dulce et utile”, aimed at by novelists such as Daniel Defoe, Samuel Richardson or Henry Fielding?
Proposal submission
Contributions may address, but are not limited to, the following topics:
– the place granted to the education of girls and/or boys in the 17th and 18th centuries; mixed-sex education; proto-feminist discourse and the promotion of female education
– religious discourse; religious transmissions and secularisation
– instruction and propaganda
– cultural development during the 17th and 18th centuries; cultural exposure of children and young adults (theatre, music, literature, painting, circulating libraries)
– social spheres and access to knowledge, education and culture
Submissions (title and abstract of 300-500 words) in English or in French, along with a short biographical note (name, surname, email address, affiliation, PhD topic and research field) should be sent to the following address: jdjc.seaa1718@gmail.com by May 15th, 2022.
Acceptance notifications will be sent to participants by mid-June 2022.
The Post-Graduate Study Days will take place on September 23rd and 24th, 2022 at Victor
Segalen Faculty, University of Western Brittany, Brest.
9h15 – Conférence inaugurale : Vincenza Perdichizzi (Études italiennes) : « ’Memini, ergo sum’. Lumières de la mémoire et identité nationale italienne. »
Session 1. Présidente de séance : Anne Bandry-Scubbi
10h00 – Filippo Sambugaro (Études italiennes), thèse en cotutelle dir. Emanuele Cutinelli-Rendina (Strasbourg) et Luca Frassineti (Naples) : « Éditer les textes du XVIIIe siècle : la Feroniade de V. Monti entre philologie et politique »
10h30 – Juliette Misset (Études anglophones), thèse dir. Anne Bandry-Scubbi : « La réception du roman didactique britannique autour de 1800 : méthodes croisées. »
Discussion.
Session 2. Président de séance : Jan Synowiecki
11h10 – Di Fan (Histoire de l’art), thèse dir. Martial Guédron : « Innovations dans la gravure anatomique du XVIIIe siècle »
11h40 – Sophie Lambéa, (Études anglophones), thèse dir. Hélène Ibata : « Jouer avec l’histoire : la propagande politique dans les jeux de cartes de Francis Barlow (1626-1704) ».
Discussion.
12h20-13h10 Buffet dans le hall du collège doctoral
Session 3. Président de séance : Lucien Derainne
13h15 – Présentation par les étudiants des travaux du séminaire de master 1 en Littérature française sur « Rousseau et la nature ».
13h45 – Jan Synowiecki (ATER en Histoire moderne) : « “Aller respirer un air libre et pur” (André Thouin). Les jardins parisiens au temps des Lumières »
Session 4. Président de séance : Martial Guédron
14h30 – Lucien Derainne (post-doctorat en Littérature française) : « Comment croiser l’analyse littéraire et l’histoire des sciences ? L’exemple de l’observation »
15h00 – Mathias Valverde, (Histoire moderne), thèse dir. Isabelle Laboulais (à distance) : « Écritures personnelles et travail savant. Famille, amitié et sexualité dans la production de savoirs savants 1770-1830 »
Emma Bartel et Katie Ebner-Landy ont le plaisir d’annoncer la tenue, en ligne, de la conférence “Genre Trouble in Early Modern England (1500-1800)”. L’événement, soutenu par Queen Mary University of London et Sorbonne Université (VALE), aura lieu le 11 mars 2022 de 9:00 à 17:00 (GMT).
Martin Thompson (University of Manchester) – ‘Un-editing’ the Autobiographical Fragments of Mary Ward (1585-1645): Taking the Texts on Their Own Terms
Emma Rayner (Australian National University) – Life-writing or Writing Lives? The Reception of Maternal Advice in Elizabeth Isham’s Spiritual Autobiography
10:10 Polemic
Laurent Curelly (Université de Haute Alsace) – ‘Must Invention labour into infinites?’ British Civil War Mercuries or Generic Innovation
Genevieve Bourjeaurd (Simon Fraser University) – Reading Receipts: Generic Language in Early Modern Churchwardens’ Accounts
11:10 KEYNOTE
Kathryn Murphy (University of Oxford) — Word Salads: Montaigne and the Essay Against Genre
12:10 LUNCH
13:10 Reading Genre
Jessica C. Beckman (Dartmouth College) – A marvelous hystory entitled Beware the Cat: Fiction, Compilation, and Early Modern Print
Ellen Roberts (Lancaster University) – The Horse, the Ass, and the Mule: a Linguistic Analysis of the Context, Development, and Mixing of Early Modern English Dramatic Genres
14:10 Paratexts
Béatrice Rouchon (Sorbonne Université) – ‘A Blue Coat without a Badge’: Generic Constraints in English Printed Paratexts (c.1580-1620)
Emily Smith (Université de Genève) – ‘His Comedie unto his Theatre’: Conceptions of Genre in the Early Modern Dramatic Epilogue
15:10 Hybridity
Abigail Shinn (Goldsmiths) – Popular Pastoral: Genre Trouble in Spenser’s Shepheardes Calender
Javiera Lorenzini Raty (King’s College London) – The Greekness of Hybrid Poems: Hermogenes of Tarsus’ Theory of Mixture and late Elizabethan Epyllion
Dr Lauren Working (Oxford and York, ERC-TIDE), Dr Emily Stevenson (Oxford, ERCTIDE), et Louise McCarthy (LARCA, Université de Paris) organisent une journée d’étude intitulée ‘Richard Hakluyt and the French Connection: Transfers of Global Geographical Knowledge from Paris to Oxford (late 16th and early 17th centuries)’. Elle se tiendra en présentiel à Oxford et en ligne (liens pour l’inscription ci-dessous). Les horaires du programme ci-dessous sont calculés selon le fuseau horaire GMT.
9:15-10:45 — Keynote: Anthony Payne – ‘Hakluyt and France: People, Politics and Publication’
10:45-11:15 – Break
11:15-12:30 — Panel:
Marina Bezzi – ‘Geography as the eye of history’: Iberian colonial expansion and knowledge in the works of Richard Hakluyt and Lancelot Voisin de la Popelinière
Pierre-Ange Salvadori – ‘Hakluyt, Guillaume Postel and the Arctic: inventing a « site of mediation’ in Late-Renaissance Paris and Europe’
Katherine Ibbett – ‘A navigation of feeling: Jacques Cartier and the translation of emotion’
12:30-14:00 — Lunch
14:00-15:30 — Keynote: Frank Lestringant – ‘When Richard Hakluyt meets André Thevet (1583-1588)’
15:30-15:45 — Coffee break
15:45-16:25 — Lightning talks & Discussion:
John Carrigy – ‘Richard Hakluyt as historian’
Lucas Aleixo Pires dos Reis – ‘The Account of Richard Rainolds and Thomas Dassel: commercial competition between the English, French, and Portuguese in the late 16th century Senegambia’
Nathalie Jeter – ‘‘Le plus beau & le meilleur païs que j’aie encore vu’: eyewitness as device in the recruitment pamphlet of Durand de Dauphiné ‘
Noah Michaud – ‘Prompts for African Principall Navigations: Knowledge of Africa Circulating in France at Hakluyt’s Arrival’
16:35-16:40 — Break
16:40-17:00 — Closing paper: Ladan Niayesh – ‘The French Mediator in English Voyage Drama: Fletcher and Massinger’s The Sea Voyage (1622)’